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© Reuters. La quatrième vague de l’épidémie de COVID-19 progresse en France, avec une situation jugée “extrêmement grave” par le gouvernement, des reconfinements aux Antilles et une pression hospitalière croissante en métropole, où quatre régions ont décle

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par Myriam Rivet et Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) – La quatrième vague de l’épidémie de COVID-19 progresse en France, avec une situation jugée “plus que délicate” par Emmanuel Macron qui a conduit le gouvernement à prendre mercredi une nouvelles série de mesures, concernant l’Outre-mer notamment.

A l’issue d’un conseil de défense et de sécurité sanitaire organisé en visioconférence, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a annoncé que 100% des voyageurs en provenance des pays à risque seraient désormais contrôlés par test antigénique.

Consigne est par ailleurs donnée aux préfets des départements où le taux d’incidence dépasse 200 pour 100.000 habitants d’appliquer le “pass sanitaire” dans les centres commerciaux de plus de 20.000 m2.

La situation sanitaire du pays “est plus que délicate et impose notre mobilisation”, a dit Emmanuel Macron dans un propos liminaire retransmis par la presse depuis son lieu de résidence estival, le fort de Brégançon (Var).

“Nous avons dépassé en début de semaine les 9.000 hospitalisations pour COVID”, a-t-il détaillé, alors que plus 1.700 patients sont actuellement en réanimation, selon Gabriel Attal.

Le chef de l’Etat a dit sa volonté de “protéger les Françaises et les Français” par-delà les “polémiques”, les “manipulations” et les “facilités”, alors que des dizaines de milliers de personnes manifestent chaque semaine depuis un mois contre le “pass sanitaire”, jugé liberticide.

Il a qualifié de “dramatique” la situation dans les Antilles françaises, confrontées à une flambée de contaminations. “Sur ces territoires la vaccination est encore à un niveau très bas, un tiers du niveau de la France hexagonale”, a-t-il dit.

La Martinique a instauré un reconfinement strict depuis mardi et Gabriel Attal a confirmé la décision de faire de même en Guadeloupe.

L’état d’urgence sanitaire a en outre été décidé pour la Polynésie française, à partir du 12 août minuit, lors d’un conseil des ministres organisé conjointement ce mercredi.

“PLANS BLANCS” ET CAMPAGNES DE VACCINATION

Pour Emmanuel Macron, l’objectif reste “la vaccination de tous les Français qui peuvent être vaccinés”.

Il a rappelé l’organisation, à la rentrée, d’opérations de vaccination dans les collèges et lycées ainsi que d’une campagne de rappel pour les personnes les plus âgées ayant reçu les premières injections en tout début d’année.

“En France, 87% des admissions en réanimation concernent des personnes non vaccinées”, a rappelé sur Twitter (NYSE:) le Premier ministre, Jean Castex, qui a participé au conseil de défense à la préfecture de Carcassonne (Aude).

Garbiel Attal a annoncé pour la mi-octobre la fin de la gratuité des tests, comme Emmanuel Macron l’avait évoqué lors de son allocution du 12 juillet.

Face à la recrudescence de cas graves, l’Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine a déclenché mardi le plan blanc pour tous les hôpitaux de la région, afin d’éviter que l’afflux de patients ne sature le système.

Il s’agit de la quatrième région métropolitaine ayant basculé dans ce régime de gestion de crise sanitaire (qui repose par exemple sur des déprogrammations, des sorties anticipées, des rappels de personnels en congés), après la Corse, Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’Occitanie.

Trois jours après l’entrée en vigueur de la loi élargissant l’obligation de présentation du “pass sanitaire” à de nombreux établissements et instaurant une obligation vaccinale pour les soignants – autant de mesures destinées à encourager la vaccination -, Emmanuel Macron en a appelé à la “responsabilité” des professionnels des lieux de culture, cafés, restaurants et autres boîtes de nuit.

“Je veux, au moment où des tensions réapparaissent, que chacun se souvienne que, quand il n’y avait plus de chiffre d’affaires du tout à cause de l’épidémie, c’est bien l’argent public qui a permis de rémunérer les responsables de ces lieux comme leurs salariés”, a-t-il fait valoir.

En dépit des réserves de l’Agence européenne des médicaments (AEM) sur l’insuffisance des données concernant la nécessité d’un rappel vaccinal anti-COVID et de la méconnaissance des modalités d’administration optimales, comme la France, de nombreux pays ont déjà programmé des campagnes de rappel, pour tenter de contenir les flambées épidémiques liées à la propagation du variant Delta du coronavirus SARS-CoV-2, initialement découvert en Inde et particulièrement contagieux.

De son côté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a appelé à suspendre l’administration des rappels jusqu’à fin septembre, a minima, afin de réduire l’écart de couverture vaccinale entre pays riches et pays en développement.

Selon le dernier bilan diffusé mardi, 68,2% de la population française majeure est désormais intégralement vaccinée contre le COVID-19.

(avec Caroline Pailliez à Paris et Noémie Olive au Fort de Brégançon, édité par Blandine Henault et Nicolas Delame)





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