© Reuters. Citroën a été mis à son tour en examen jeudi pour tromperie dans le cadre de l’enquête en France sur les émissions polluantes d’anciens véhicules diesel de plusieurs constructeurs, a annoncé le groupe automobile Stellantis. /Photo d’archives/REUTE

PARIS (Reuters) – Citroën a été mis à son tour en examen jeudi pour tromperie dans le cadre de l’enquête en France sur les émissions polluantes d’anciens véhicules diesel de plusieurs constructeurs, a annoncé le groupe automobile Stellantis.

Les soupçons contre la marque aux chevrons portent sur la vente de véhicules diesel Euro 5 intervenue en France entre 2009 et 2015, précise le groupe né en janvier de la fusion entre PSA et FCA dans un communiqué.

Peugeot (PA :), autre marque de Stellantis, a déjà été mis en examen mercredi dans le cadre de cette même enquête. La partie italo-américaine du groupe, FCA, sera fixée quant à elle lors d’une audition attendue autour de la mi-juillet.

Renault (PA 🙂 a été le premier mardi à être rattrapé par une procédure initiée il y a déjà plusieurs années, dans le sillage du dieselgate de Volkswagen (DE 🙂 fin 2015.

Le gouvernement français avait alors testé plusieurs dizaines de véhicules commercialisés en France et ses investigations avaient fait apparaître d’importants dépassements d’émissions d’oxyde d’azote en condition réelle de conduite chez plusieurs marques par rapport aux valeurs d’homologation.

Volkswagen a également été mis en examen en France mercredi.

Contrairement au groupe allemand, qui a reconnu l’installation d’un “defeat device”, un logiciel destiné à détecter les tests et à adapter en conséquence le système de dépollution des véhicules, les autres constructeurs nient l’accusation de tromperie et affirment que leur technologie était adaptée à la réglementation en vigueur à l’époque.

Celle-ci était basée sur des tests organisés sur banc d’essai dans des conditions très normalisées, décriées aujourd’hui comme sans grand rapport avec les conditions de conduite sur route. Certains experts estiment ainsi que plusieurs systèmes de dépollution de l’époque étaient sur-optimisés pour respecter in-extremis les normes.

A l’époque, l’ex-PSA avait contre-attaqué en lançant avec l’ONG Transport &amp ; Environnement (T&E) et l’entreprise de certification Bureau Veritas (PA 🙂 son propre protocole mesurant en temps réel la consommation et les émissions de CO2. Le groupe entendait ainsi devancer les nouvelles normes, en vigueur aujourd’hui et basées sur le comportement des voitures en situation réelle.

(Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot)

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