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© Reuters. Les principales Bourses européennes sont attendues en nette baisse lundi à l’ouverture. Les contrats à terme signalent un repli de 0,84% pour le Dax à Francfort et de 0,74% pour le FTSE à Londres. De premières indications disponibles donnent par ail

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par Blandine Henault

PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues en nette baisse lundi à l’ouverture, après le froid jeté vendredi par le président de la Réserve fédérale de Saint-Louis, James Bullard, qui a évoqué une première hausse de taux dès l’an prochain et une inflation durable.

Les contrats à terme signalent un repli de 0,95% pour le , qui devrait être pénalisé par son secteur bancaire alors que les rendements obligataires évoluent en nette baisse.

Le à Francfort est attendu en repli de 0,49%, le à Londres de 0,55% et l’ de 0,65%.

Vendredi, le CAC 40 a déjà reculé de 1,46% et perdu 1,2% sur l’ensemble de la semaine, mettant ainsi fin à une série de quatre semaines consécutives de hausse.

Si les marchés d’actions ont réussi à digérer sans trop de pertes les annonces moins accommodantes que prévu de la Réserve fédérale mercredi, les propos de James Bullard en fin de semaine ont semé le doute.

Ce dernier a déclaré vendredi prévoir une première hausse de taux dès l’année prochaine pour contenir une inflation plus élevée qu’attendu et qui se révélera, selon lui, plus durable.

Dans ce contexte, les investisseurs suivront de près les interventions attendues dans la semaine de plusieurs responsables de la Fed, dont celle du président Jerome Powell, qui sera auditionné mardi par la commission de la Chambre des représentants sur la crise du coronavirus.

La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, interviendra pour sa part ce lundi devant la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen.

La semaine sera aussi marquée par la décision de politique monétaire de la Banque d’Angleterre, jeudi, et par la publication des indices d’activité PMI “flash” en Europe, mercredi.

A WALL STREET

Les contrats à terme sur les indices américains signalent pour l’heure un repli de 0,2% à 0,3% lundi à l’ouverture pour le et le et une ouverture légèrement positive pour le Nasdaq alors que les valeurs de la “tech” pourraient profiter du repli des rendements obligataires.

L’indice Dow Jones a cédé vendredi 1,58%, à 33.290,08 points, le S&P-500 a perdu 1,31%, à 4.166,45 points et le a reculé de son côté de 0,92% à 14.030,38 points.

Sur la semaine, le Dow Jones a accusé un repli de 3,45%, son plus fort repli hebdomadaire depuis octobre dernier, le S&P a reculé de 1,94% – sa plus mauvaise semaine depuis février – et le Nasdaq s’est replié de 0,32%.

EN ASIE

L’indice de la Bourse de Tokyo a chuté de 3,29% mais est parvenu à sauver le seuil des 28.000 sous lequel il est tombé en séance, pour la première fois en un mois. Aux craintes liées aux propos de James Bullard, s’est ajouté le renchérissement du yen, qui a pesé sur les valeurs exportatrices de la cote.

Les inquiétudes autour de l’évolution de la politique de la Fed pénalisent aussi les Bourses chinoises : l’indice CSI 300 des grandes capitalisations abandonne 0,47%.

TAUX

En dépit des propos très “faucon” de James Bullard, les rendements obligataires américains évoluent en nette baisse.

Le rendement des Treasuries à 30 ans est repassé sous le seuil de 2% pour la première fois depuis février et celui des emprunts à 10 ans recule de plus de cinq points de base, à 1,4027%, son plus faible niveau depuis la fin février.

Il a touché un plus bas plus tôt en séance à 1,354%.

Selon John Plassart, stratège chez Mirabaud Securities, ce repli s’explique par les rachats d’obligations de la Fed et des autres banques centrales, par un “short squeeze” massif (liquidation forcée de positions vendeuses) et des facteurs techniques.

En Europe, les taux suivent la tendance baissière mais dans des proportions beaucoup moins marquées. Le rendement du Bund allemand à dix ans abandonne un point de base, à -0,213% et celui de l’OAT française de même échéance recule de plus de deux points de base, à 0,133%.

CHANGEMENTS

Le dollar, quant à lui, a profité à plein des anticipations de resserrement prématuré de la politique monétaire de la Fed et se maintient lundi à un plus haut depuis la mi-avril face à un panier de devises de référence.

Il a gagné la semaine dernière 1,9%, sa plus forte hausse hebdomadaire depuis mars 2020.

En conséquence, l’euro est retombé à un plus bas depuis le 6 avril, autour de 1,1875.

De son côté, le yen avance de 0,2% alors que les craintes entourant la Fed pèsent sur les actifs risqués et favorisent en retour vers les valeurs dites refuge.

PÉTROLE

Les cours du brut progressent lundi, soutenus par les anticipations d’une forte demande pendant la saison estivale et par une pause dans les discussions visant à relancer l’accord sur le nucléaire iranien, qui pourrait indiquer un retard dans la reprise des livraisons de l’Iran.

Le baril de avance de 0,3% à 73,73 dollars et celui du gagne 0,38% à 71,91 dollars.

(édité par Nicolas Delame)





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