PARIS (Reuters) – Les Français ont massivement boudé les urnes dimanche pour le premier tour des régionales et départementales, dernier rendez-vous électoral avant la présidentielle de 2022, avec un taux de participation de 26,72% enregistré à 17h00, soit 16 points de moins que lors du précédent scrutin en 2015.

A la mi-journée, seuls 12,22% des électeurs inscrits s’étaient déplacés pour aller voter, plus de quatre points de moins que le score atteint à la même heure lors des régionales de 2015, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

En 2015, le taux de participation à 17h00 s’était élevé à 43,01% pour le premier tour des régionales. En 2010, il s’était établi à 39,29%, rappelle le ministère.

Le record d’abstention aux régionales en France remonte pour l’heure à cette dernière année 2010, à 53,67%. En 2015, le taux d’abstention avait atteint 50%.

Reportés de trois mois pour cause de pandémie de COVID-19, les scrutins des 20 et 27 juin doivent renouveler les instances exécutives des 13 régions métropolitaines actuellement détenues par la droite, le centre et le Parti socialiste.

Le Premier ministre Jean Castex a voté dans la matinée à Prades (Pyrénées-Orientales), la commune dont il a longtemps été le maire, tandis que le président Emmanuel Macron s’est déplacé au Touquet (Pas-de-Calais) pour glisser son bulletin dans l’urne vers 13h00.

A l’approche de la course à l’Elysée pour laquelle un duel entre la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, et Emmanuel Macron est d’ores et déjà annoncé, le parti d’extrême droite espère gagner une ou plusieurs régions pour la première fois de son histoire, avec de réelles chances d’y parvenir en Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca).

En 2015, le Front national, devenu Rassemblement national, avait recueilli au niveau national 27,7% des suffrages au premier tour, un record, sans remporter de région au final.

A droite, les présidents conservateurs sortants des régions Hauts-de-France, Xavier Bertrand, Ile-de-France, Valérie Pécresse, et Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, comptent faire de leur réélection attendue un tremplin vers la présidence.

A gauche, les écologistes veulent confirmer leur percée des élections européennes et municipales mais doivent pour cela composer avec le Parti socialiste, qui se bat pour conserver ses cinq régions métropolitaines sauvées en 2015.

S’ils n’ont quasiment aucune chance de ravir une région – à l’exception du Centre-Val de Loire où le ministre MoDem des Relations avec le Parlement Marc Fesneau pourrait s’imposer – La République en marche (LaRem) et ses alliés espèrent peser pour l’avenir, un an après la déroute des élections municipales.

La majorité pourrait jouer les trublions ou les faiseurs de rois à condition que ses candidats, souvent méconnus, dépassent les 10% indispensables pour rallier le second tour.

(Elizabeth Pineau, avec Ardee Napolitano et Michaela Cabrera, édité par Jean-Stéphane Brosse)





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