© Reuters. Pour la deuxième fois en une semaine, le personnel des transports publics d’Athènes s’est mis en grève ce mercredi pour manifester contre un projet gouvernemental de réforme du code du travail en Grèce. /Photo prise le 16 juin 2021/REUTERS/Alkis Kons

ATHÈNES (Reuters) – Pour la deuxième fois en une semaine, le personnel des transports publics d’Athènes s’est mis en grève ce mercredi pour manifester contre un projet gouvernemental de réforme du code du travail en Grèce.

Le Parlement grec doit se prononcer sur ce projet de réforme qui, selon le gouvernement, va réformer un droit du travail obsolète, mais qui, selon les syndicats, saperait les droits des salariés et mettrait fin à la journée de huit heures.

Les bateaux sont restés à quai, et de nombreuses lignes de bus, métro et trains ont été suspendues, après que le personnel des transports athéniens s’est mis en grève. Les travailleurs d’autres secteurs ont également observé des arrêts de travail et devraient participer à plusieurs manifestations dans le centre d’Athènes contre le vote sur le projet de loi qui doit avoir lieu plus tard dans la journée de mercredi.

Le gouvernement conservateur de Kyriakos Mitsotakis a expliqué que cette réforme permettrait de moderniser une législation du travail “obsolète” élaborée il y a des décennies, à une époque où internet n’existait pas et où les salariés travaillaient à heures fixes, au bureau comme à l’usine.

Les syndicats ont qualifié le projet de “monstruosité” et ont appelé le gouvernement à le retirer. Selon eux, cette réforme représente une menace pour les droits des travailleurs acquis depuis des décennies et permettrait aux entreprises d’augmenter discrètement le temps de travail.

L’un des éléments les plus contestés de cette réforme est la possibilité de travailler jusqu’à 10 heures certains jours et de le compenser par d’autres journées plus courtes. Pour les syndicats, le risque est que les employeurs en profitent pour contraindre leurs salariés à effectuer des journées plus longues.

Cette réforme introduit aussi un droit à la déconnexion et crée une “carte de travail numérique” permettant de surveiller en temps réel les horaires de travail des employés. Elle porte à 150 le nombre d’heures supplémentaires autorisées chaque année.

(Angeliki Koutantou, version française Laura Marchioro)

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