© Reuters. Une sprinteuse biélorusse a déclaré à Reuters avoir été conduite dimanche à l’aéroport contre son gré pour embarquer à bord d’un avion à destination de la Biélorussie, après avoir critiqué les entraîneurs de son pays pendant les Jeux olympi

par Gabrielle Tétrault-Farber

TOKYO (Reuters) – Une sprinteuse biélorusse a déclaré à Reuters avoir été conduite dimanche à l’aéroport contre son gré pour embarquer à bord d’un avion à destination de la Biélorussie, après avoir critiqué les entraîneurs de son pays pendant les Jeux olympiques de Tokyo.

Krystsina Tsimanouskaya, qui devait prendre le départ du 200 mètres femme lundi, a ajouté avoir demandé la protection de la police japonaise à l’aéroport Haneda de Tokyo afin d’échapper à l’embarquement.

“Je ne rentrerai pas en Biélorussie”, a-t-elle dit à Reuters dans un message envoyé par Telegram.

Dans un communiqué, le Comité olympique biélorusse a déclaré que les entraîneurs avaient décidé le retrait de l’athlète des jeux après un avis médical sur “son état émotionnel et psychologique”.

Le comité n’était pas disponible dans l’immédiat pour faire d’autres commentaires.

Un photographe de Reuters a vu la sprinteuse se tenir debout près de policiers japonais.

“Je pense que je suis en sécurité”, a poursuivi Krystsina Tsimanouskaya. “Je suis avec la police.”

Un officier de police à l’aéroport Haneda airport a indiqué pour sa part se trouver avec une femme athlète de Biélorussie au Terminal 3.

Une source de la Fondation pour la solidarité sportive biélorusse, qui soutient les athlètes emprisonnés ou écartés en raison de leurs opinions politiques, a indiqué à Reuters que la sprinteuse prévoyait de demander l’asile en Allemagne ou en Autriche lundi.

Dans une vidéo publiée sur Telegram par la fondation, Krystsina Tsimanouskaya demande l’intervention du Comité international olympique.

Un porte-parole du CIO a indiqué que l’organisation avait vu les informations de presse et qu’il les étudiait, ajoutant avoir demandé des clarifications au Comité olympique biélorusse.

Le président de l’ancienne république soviétique, Alexandre Loukachenko, dirige le pays d’une main de fer depuis 1994. Confronté l’an passé à d’importantes manifestations sur les conditions dans lesquelles se sont tenues les dernières élections, il a ordonné une répression violente contre les manifestants.

Alexandre Loukachenko rejette les accusations selon lesquelles il a truqué le scrutin.

Fait inhabituel dans un pays où l’élite sportive dépend souvent des deniers publics pour son activité, plusieurs athlètes biélorusses ont pris part aux manifestations, comme la basketteuse olympique Yelena Leuchanka et le champion de décathlon Andrei Krauchanka.

Pour d’autres, en représailles à leur soutien à l’opposition, l’Etat a mis fin à leur emploi ou les a exclus des sélections nationales.

(Reportage Gabrielle Tétrault-Farber et Kiyoshi Takenaka; Gilles Guillaume pour la version française)

Responsabilité: Fusion Media would like to remind you that the data contained in this website is not necessarily real-time nor accurate. All CFDs (stocks, indexes, futures) and Forex prices are not provided by exchanges but rather by market makers, and so prices may not be accurate and may differ from the actual market price, meaning prices are indicative and not appropriate for trading purposes. Therefore Fusion Media doesn`t bear any responsibility for any trading losses you might incur as a result of using this data.

Fusion Media or anyone involved with Fusion Media will not accept any liability for loss or damage as a result of reliance on the information including data, quotes, charts and buy/sell signals contained within this website. Please be fully informed regarding the risks and costs associated with trading the financial markets, it is one of the riskiest investment forms possible.





Nos sources

Club Trader School

Inscrivez-vous pour recevoir les derniers conseils et stratégies de Trading, ainsi que des cadeaux exclusifs !

Nous promettons de ne jamais vous envoyer de messages indésirables ! Jetez un œil à notre Politique de confidentialité pour plus d’informations.

A lire également