© Reuters. Les Bourses européennes ont inscrit de nouveaux plus hauts lundi. À Paris, le CAC 40 a gagné 0,43%. A Londres, le FTSE 100 a avancé de 0,12% et à Francfort, le Dax a fini stable 0,1%. /Photo prise le 7 juin 2021/REUTERS

PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes se sont inscrites de nouveaux plus hauts lundi, la progression de valeurs sensibles aux perspectives de reprise ayant plus que compensé le repli du secteur des matières premières tandis que la réaction très modérée de Wall Street aux velléités du G7 de taxer plus efficacement les multinationales rassurait les investisseurs.

À Paris, le a gagné 0,43% (27,9 points) à 6.543,56 points, un nouveau plus haut de clôture de plus de 20 ans.

A Londres, le a avancé de 0,12% et à Francfort, le a fini stable 0,1% après un record à 15.732,06 points.

L’indice a terminé sur une hausse de 0,2%, le de 0,36% et le de 0,22% après un pic historique à 454,31.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street évoluait en ordre dispersé, le et le Standard &amp ; Poor’s 500 cédant 0,29% alors que le grappillait 0,1%.

Les grandes valeurs américaines des hautes technologies reculaient légèrement mais sans panique après l’accord conclu samedi par les ministres des Finances du G7 sur un taux d’imposition plancher, qui est pour beaucoup d’observateurs encore loin de rebattre les cartes de la fiscalité mondiale.

A plus court terme, les investisseurs attendent surtout, jeudi, les décisions de la Banque centrale européenne (BCE) et les chiffres mensuels des prix à la consommation aux Etats-Unis, une incertitude qui limite la prise de risque.

VALEURS

La plus forte hausse sectorielle du jour en Europe est pour l’automobile, dont l’indice Stoxx, qui a déjà pris 5,3% la semaine dernière, a encore progressé de 0,88%, au plus haut depuis mars 2015. A Paris, Michelin (PA 🙂 (+1,42%) et Stellantis (+1,68%) figurent dans le peloton de tête du CAC 40.

A Londres, IAG (LON :), la maison mère de British Airways et Iberia, a pris 2,78% après l’appel lancé par le groupe et plusieurs compagnies aériennes américaines pour tenter d’obtenir la réouverture des liaisons transatlantiques.

A Paris, Edenred (PA 🙂 (+3,56%) enregistre l’une des meilleures performances de l’indice après le relèvement de la recommandation de Deutsche Bank (DE 🙂 à “acheter”.

A l’opposé, les valeurs liées aux matières premières (-1,61%) ont été pénalisées par le ralentissement plus marqué qu’attendu de la croissance des exportations chinoises en mai, qui a pesé sur les cours du (-0,68%) et du nickel (-1,19%).

LES INDICATEURS DU JOUR

En Chine, si les importations ont bondi de 51,1% sur un an en mai, du jamais vu depuis dix ans, la hausse des exportations a déçu les attentes à 27,9% par rapport à mai 2020.

En Allemagne, les commandes à l’industrie ont elles aussi déçu avec une baisse inattendue de 0,2% en avril.

L’indice Sentix du moral des investisseurs dans la zone euro a en revanche dépassé les attentes et inscrit, à 28,1, son plus haut niveau depuis février 2018.

CHANGEMENTS

Le dollar, qui avait cédé du terrain après les chiffres de l’emploi américain, a tenté un rebond en début de journée mais il n’est pas parvenu à conserver ses gains initiaux et perd désormais 0,2% face à un panier de référence.

L’euro remonte ainsi à 1,2196 après être revenu à 1,2146.

TAUX

Les rendements de référence de la zone euro, tombés vendredi à leur plus bas niveau depuis un mois en réaction aux chiffres de l’emploi aux Etats-Unis, sont repartis à la hausse mais les mouvements et les volumes sont restés limités à trois jours de la réunion de la BCE.

Celui du Bund allemand à dix ans a ainsi fini la journée à -0,197% contre -0,217% au plus bas vendredi.

Sur le marché américain, le dix ans, qui avait cédé plus de six points de base après le rapport sur l’emploi, peine à rebondir, à 1,5653%.

PÉTROLE

Le marché pétrolier marque le pas après avoir atteint des plus hauts de deux ans, toujours grâce aux perspectives de reprise de la demande et au maintien du dispositif d’encadrement de l’offre de l'”Opep+”.

Le abandonne 0,6% à 71,46 dollars le baril après avoir dépassé 72 dollars pour la première fois depuis mai 2019 et le (West Texas Intermediate, WTI) 0,59% à 69,21 après avoir franchi les 70 dollars pour la première fois depuis octobre 2018.

(Version française Marc Angrand, édité par Nicolas Delame)





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