Tesla (NASDAQ:) a connu un second trimestre de feu, bouclé sur un chiffre d’affaires et un bénéfice record. Une performance qui laisse dire à certains que le précurseur de la voiture électrique commence enfin à justifier sa valorisation mirobolante.

Bénéfice doublé, marges records 

Alors que la cadence de production s’accélère dans son usine chinoise, les trimestres déficitaires sont relégués au rang de mauvais souvenir pour la firme d’Elon Musk, qui prend même la bonne habitude de dépasser les attentes.

Sur la période avril-juin, la firme californienne a généré pour plus de dix milliards de dollars de revenus et un bénéfice supérieur au milliard, du jamais vu depuis sa création. Vu sous un autre angle, c’est aussi un bénéfice plus que doublé en glissement trimestriel, et bien supérieur aux estimations consensuelles.

Autre record: les 201.000 véhicules livrés sur le trimestre, malgré la pénurie de puces électroniques qui frappe (entre autres) la filière automobile. Un succès qui découle de l’engouement pour le modèle Y de la marque (commercialisé autour des 60.000 euros) et de sa politique de prix agressive pour soutenir les ventes en Europe et en Chine.

Une politique qui n’a pas empêché la firme d’améliorer sa marge bénéficiaire qui pointe à un plus haut de 11%, grâce aux réductions de coûts. Autant de prouesses de la part de la société fondée en 2003, dont la montée en puissance commence à justifier ses 639 milliards de dollars de valorisation.

Pour autant, la vigueur de l’activité n’a pas été en mesure de redonner du souffle à la star 2020 de la bourse américaine, qui affiche un repli de plus de 30% (675 dollars) en regard de ses sommets du début d’année (890 dollars).

Le constructeur a pourtant confirmé ses prévisions d’une croissance des livraisons de 50% en moyenne par an pendant plusieurs années. Et si la communauté des analystes est partagée sur le dossier, on dénombre pas moins de 19 brokers qui conseillent d’acheter l’action et dont plusieurs ont relevé leur target price en marge des résultas.

Une série de challenge

Le gap à combler pour renouer avec les plus hauts boursiers dépendra des défis que doit relever Tesla au second semestre. On pense à l’usine de Berlin sensée ouvrir en juin et qui ne sera pas opérationnelle avant la fin de l’année, tandis que la mise en production du Cybertruck, son pick-up au look futuriste, prend elle aussi du retard.

La pénurie de semi-conducteurs est une autre source d’inquiétude pour la filière automobile, même si Tesla indique avoir pu limiter les arrêts de production en utilisant d’autres modèles de puces.

Quant à la concurrence accrue, Tesla conserve jusqu’à preuve du contraire, un savoir-faire et une avance incontestable et ce dans tous les domaines, ne fût-ce qu’en regard de l’autonomie des batteries de ses véhicules.





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