Le peso mexicain s’apprête à terminer l’année en territoire positif face à la monnaie unique, lui qui affiche depuis janvier une hausse de 3,15%. La devise de la seconde économie d’Amérique Latine n’en reste pas moins très loin de ses niveaux d’avant-crise sanitaire.

Un peu comme son comparse le réal brésilien, la monnaie de la quinzième économie mondiale s’est vue soutenue tout au long de l’année par les tours de vis monétaires de sa Banque centrale. Le 15 décembre, la Banxico procédait ainsi à la cinquième hausse consécutive de son taux directeur, lequel pointe désormais à 5,50%. De quoi renforcer d’une certaine manière l’attractivité du peso aux yeux des investisseurs étrangers.

En toile de fond, l’envolée des prix qui se traduit par une inflation au plus haut depuis une vingtaine d’années. En décembre, elle dépassait ainsi les 7%, chiffre bien supérieur à la cible officielle de 3%. 

Outre les aléas monétaires, la devise a pu compter sur la très bonne tenue des prix du , le Mexique étant un important producteur à l’échelle mondiale. Faut-il rappeler qu’un baril élevé et stable, ce qui est le cas depuis plusieurs mois, signifie une source de revenus supplémentaires pour le budget de l’Etat.

Par ailleurs, le Mexique tire profit de la proximité géographique entretenue avec les Etats-Unis, son grand voisin du Nord dont il bénéficie des retombées économiques.

Le pays présidé par Andrés Manuel López Obrador dispose d’une base industrielle importante, singulièrement dans le secteur automobile, avec de nombreuses usines d’assemblage et des produits manufacturés destinés au marché américain.

Ralentissement de l’activité au troisième trimestre

Le rebond de la devise aurait sans doute été plus important sans le recul de 0,40% de la croissance au troisième trimestre, et ce après quatre trimestres de reprise.

Un repli imputable à une contraction de 0,9% du secteur des services (60% de l’activité économique), et ce alors que la période a été marquée par une troisième vague de Covid-19. 

Commentant l’activité, Andres Manuel Lopez Obrador s’est dit confiant dans la capacité du Mexique à boucler l’année sur une croissance de 6% du PIB. L’année passée, l’économie avait chuté de 8,5%, en marge de la fermeture des usines pour raisons sanitaires.

Pour atténuer les effets de la pandémie, le gouvernement avait notamment opté pour des programmes sociaux, des ouvrages d’infrastructures emblématiques ou l’octroi de micro-crédits.

Un rendement annuel de 7% en peso ?

Malgré sa remontée progressive, le peso se traite encore bien loin (plus de 15%) de ses niveaux d’avant-crise.

Pour l’épargnant qui souhaiterait se positionner sur la devise mexicaine et diversifier au passage son portefeuille, il est conseillé de privilégier des émetteurs solides et normalement sans risque de crédit, afin de réduire les risques à l’évolution du change.

Nous avons épinglé à ce titre l’obligation remboursable en 2027 par l’International Finance Corporation, principale institution de développement axée sur le secteur privé dans les pays émergents.

Notée « AAA » chez Standard & Poor’s, la note suprême sur l’échelle de notation de l’agence, elle permet de tabler sur un rendement annuel de plus de 7%.



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