Les prix du pétrole ont grimpé la semaine dernière pour atteindre des sommets jamais vus depuis deux mois. Le , le a atteint 84 dollars le baril et le a grimpé à près de 82 dollars le baril.

Voici quelques facteurs à l’origine de cette hausse et un aperçu de ce qui pourrait faire bouger les prix à court terme.

Qu’est-ce qui pousse les prix du pétrole à la hausse ?

1. Inflation

Le département du travail a révélé cette semaine que le taux d’ aux États-Unis a atteint 7 % en décembre. L’IPC américain a dépassé le niveau de 6 % pendant trois mois consécutifs, ce qui en fait la croissance la plus rapide de l’inflation depuis 1982.

Comme cette chronique l’a déjà évoqué, agit comme une force ascendante sur les prix du pétrole. Bien que la Réserve fédérale ait admis que des hausses de taux d’intérêt et des politiques monétaires plus strictes sont nécessaires pour juguler l’inflation, il est peu probable que des changements de politique monétaire soient apportés avant mars au plus tôt.

Nombreux sont ceux qui pensent que même si elle agit, la Réserve fédérale ne procédera pas aux hausses de taux d’intérêt agressives nécessaires pour véritablement juguler l’inflation. Ils pensent que la Fed a peur d’entraîner l’économie dans une récession.

Les commentaires du président de la Fed, Jerome Powell, mercredi, ont contribué à alimenter la hausse des prix du pétrole lorsqu’il a déclaré que les hausses de taux d’intérêt ne se feraient pas au détriment de la croissance économique. Les analystes ont compris que cela signifiait que la demande de pétrole resterait forte, mais que l’inflation continuerait probablement d’agir sur les prix du pétrole.

2. Croissance molle de la production de l’OPEP

L’OPEP+ a maintenu son engagement d’augmenter ses quotas de production de pétrole de 400 000 bpj chaque mois. Cependant, le suivi effectué par des sources extérieures a révélé que le groupe n’ajoute pas, en fait, autant de pétrole sur le marché chaque mois.

Une étude récente de Platts a révélé qu’en décembre, l’OPEP+ n’a augmenté sa production que de 310 000 bpj. Quatorze des 18 membres qui ont des quotas (l’Iran, le Venezuela et la Libye en sont exemptés) n’ont pas atteint leurs chiffres en décembre. L’OPEP+ est censée augmenter sa production de 400 000 bpj supplémentaires en janvier et a récemment autorisé une augmentation de 400 000 bpj pour février également, mais il n’est pas certain que le groupe puisse ou veuille atteindre ces objectifs de production.

3. Les craintes liées à Omicron s’estompent

En décembre, la découverte d’une nouvelle variante du coronavirus, Omicron, a fait plonger les prix du pétrole, les observateurs du marché craignant que de nouvelles fermetures et restrictions de voyage pendant la saison des fêtes ne nuisent à la demande de pétrole. Même si de nombreuses régions font état d’un nombre élevé de cas de coronavirus, les craintes de restrictions de voyage semblent s’être dissipées.

Par conséquent, on s’attend de nouveau à ce que la demande de pétrole soit forte. Cela contribue à pousser les prix à la hausse, même si les données permettant de savoir si la consommation est toujours affectée par les craintes liées à l’Omicron restent à venir.

4. Troubles au Kazakhstan

Les troubles politiques au Kazakhstan, qui produit 1,68 million de bpj, ont provoqué une brève interruption de l’approvisionnement en pétrole à partir d’un champ en début de semaine. Les prix du pétrole ont été soutenus cette semaine par les nouvelles et l’incertitude entourant les troubles politiques et sociaux, bien que nous puissions nous attendre à ce que ce sentiment se dissipe si le Kazakhstan ne devient pas un sujet d’actualité international majeur.

Ce qu’il faut surveiller :

1. La production de l’OPEP+ en janvier

Verrons-nous une forte croissance de la production de l’OPEP+ en janvier ? Tous les regards seront tournés vers la Russie, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l’Irak pour voir dans quelle mesure ces producteurs augmenteront leur production. La production de la totalité de leurs quotas pourrait contribuer à freiner les prix, même si le Nigéria et la Libye continuent de ne pas être à la hauteur.

2. Consommation d’essence aux États-Unis

Les données préliminaires montrent que la consommation d’essence aux États-Unis a diminué en janvier. Selon GasBuddy, la consommation d’essence le 10 janvier était à son plus bas niveau depuis 10,5 mois. La demande d’essence pour le lundi 11 janvier a diminué de 1,5 % par rapport au lundi précédent et de 7,8 % par rapport à la moyenne des quatre derniers lundis.

Les opérateurs doivent garder un œil sur ces chiffres, car la baisse de la demande d’essence pourrait se manifester sous forme d’accumulation d’essence dans les données de l’EIA plus tard dans le mois.

3. Considérations géopolitiques

Des négociations diplomatiques sont en cours entre les États-Unis et l’Iran et entre les États-Unis et la Russie. Peu de progrès ont été réalisés jusqu’à présent avec l’Iran, mais comme la cote de popularité du président Biden continue de baisser, il est possible que son administration adopte une position plus conciliante envers l’Iran afin de s’assurer une “victoire en politique étrangère” avant les élections de mi-mandat.

Cela pourrait inclure une sorte d’allègement des sanctions qui permettrait de mettre davantage de pétrole iranien sur le marché. Des pourparlers ont débuté cette semaine entre les États-Unis et la Russie concernant les menaces de la Russie en Ukraine. Les prix du pétrole pourraient évoluer à la baisse ou à la hausse selon que les nouvelles sont positives ou négatives, et pour l’instant, les pourparlers ne semblent pas prometteurs.

Nos sources

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