© Reuters. Les arrivées de touristes internationaux devraient stagner cette année, à l’exception de certains marchés occidentaux, indique mercredi une étude des Nations unies. /Photo prise le 9 juin 2021/REUTERS/Susana Vera

par Stephanie Nebehay

GENEVE (Reuters) – Les arrivées de touristes internationaux devraient stagner cette année, à l’exception de certains marchés occidentaux, entraînant des pertes pouvant atteindre 2.400 milliards de dollars (2.000 milliards d’euros), indique mercredi une étude des Nations unies, qui précise que le secteur ne devrait pas rebondir avant 2023.

La vaccination contre le COVID-19 et les certificats sanitaires sont essentiels pour rétablir la confiance dans le tourisme étranger, qui constitue une bouée de sauvetage pour de nombreux pays, en particulier les petits États insulaires qui dépendent fortement de ce secteur pour fournir des emplois, souligne cette étude.

En 2020, les arrivées internationales ont plongé de 73% par rapport aux niveaux de 2019, entraînant des pertes estimées à 2.400 milliards de dollars dans le tourisme et les secteurs associés, indique ce rapport de la CNUCED et de l’Organisation mondiale du tourisme des Nations unies (OMT).

“Les perspectives pour cette année ne semblent pas beaucoup plus réjouissantes”, a déclaré Ralf Peters, de la branche de l’analyse commerciale de la CNUCED, lors d’une conférence de presse.

“Les trois premiers mois ont encore été mauvais, il n’y a pas eu beaucoup de voyages”, a-t-il dit.

“On s’attend à une certaine reprise dans la seconde moitié de l’année, au moins pour l’Amérique du Nord et l’Europe dans une certaine mesure”, a-t-il dit à Reuters, en mettant en avant les vaccinations.

Le rapport présente trois scénarios pour 2021, selon lesquels les arrivées de touristes internationaux devraient chuter de 63% à 75% par rapport aux niveaux antérieurs à la pandémie, entraînant des pertes de 1.700 milliards à 2.400 milliards de dollars.

“Dans le tourisme international, nous sommes aux niveaux d’il y a 30 ans, donc fondamentalement nous sommes dans les années 80. De nombreux moyens de subsistance sont réellement menacés”, a déclaré Zoritsa Urosevic, représentante à Genève de l’OMT, dont le siège est à Madrid.

“Ce que nous envisageons à long terme, c’est d’atteindre les chiffres de 2019 après 2023”, a-t-elle ajouté.

Sandra Carvao, chef de l’intelligence du marché à l’OMT, a déclaré qu’il s’agirait d’une “reprise très diverse”, variant selon les régions et les pays.

Le certificat numérique COVID-19 de l’Union européenne, qui doit entrer en vigueur jeudi, représente la seule harmonisation régionale à ce jour, a-t-elle déclaré.

Concernant les restrictions de déplacement, Sandra Carvao a jugé que l’Asie-Pacifique restait “l’une des régions les plus fermées du monde à l’heure actuelle”.

“La plupart des frontières des pays sont soit totalement fermées, soit assorties de restrictions importantes”, a-t-elle dit.

Plusieurs pays de la région, confrontés à la propagation du variant Delta, ont décidé récemment de prolonger leurs restrictions sanitaires ou d’en instaurer de nouvelles.

(Reportage Stephanie Nebehay, version française Hayat Gazzane, édité par Blandine Hénault)





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