© Reuters. Les Bourses européennes ont fini en hausse lundi. À Paris, le CAC 40 a gagné 0,22%. A Londres, le FTSE 100 a avancé de 0,57% et à Francfort, le Dax a pris 0,08%. /Photo d’archives/REUTERS/Charles Platiau

par Marc Angrand

PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes ont fini en hausse lundi, la confirmation de l’embellie économique sur le Vieux Continent et la perspective de voir levées les dernières restrictions sanitaires au Royaume-Uni ayant fini par l’emporter sur les craintes liées au variant Delta du coronavirus.

Les volumes d’échanges sont toutefois restés limités en l’absence des investisseurs américains, Wall Street restant fermée pour cause de jour férié.

À Paris, le a gagné 0,22% (14,68 points) à 6.567,54 points. A Londres, le a avancé de 0,57% et à Francfort, le a pris 0,08%.

L’indice a terminé sur une progression de 0,07%, le de 0,29% et le de 0,34%.

Ce dernier enregistre ainsi, à 458,36 points, sa meilleure clôture depuis le 17 juin et est désormais à moins de 0,5% de son record du 14 juin.

Il était pratiquement inchangé à mi-séance mais la tendance s’est affirmée par la suite, pour saluer notamment la révision à la hausse par IHS Markit des indices PMI des directeurs d’achats en Europe.

“Le secteur manufacturier et celui des services donnent des raisons d’être optimiste pour l’été, avec un PIB (en zone euro) qui pourrait selon nous croître de 1,1% au deuxième trimestre et de 2,8% au troisième”, commente l’équipe d’économistes Europe de Barclays (LON:).

L’indice Sentix du moral des investisseurs en zone euro est quant à lui au plus haut depuis février 2018 après cinq mois consécutifs de rebond.

Les investisseurs restent toutefois préoccupés par la propagation continue du variant Delta et le ralentissement des campagnes de vaccination dans certains pays.

La suite de la semaine sera animée entre autres par la publication mercredi des nouvelles prévisions économiques de la Commission européenne et du compte rendu de la réunion de juin de la Réserve fédérale.

Les anticipations de résultats pour le deuxième trimestre, dont les publications débuteront la semaine prochaine, assurent aussi un soutien aux actions: selon les dernières données Refinitiv, les profits du Stoxx 600 devraient avoir rebondi de 104% sur un an au cours de la période avril-juin, ceux du Standard & Poor’s 500 américain de 65%.

VALEURS

La remontée des rendements obligataires a profité aux valeurs bancaires, dont l’indice Stoxx a pris 1,74% tandis que la hausse des cours des métaux de base tirait le compartiment des matières premières (+1,50%).

En tête du Stoxx 600, IAG (LON:), la maison mère de British Airways, a pris 4,92% avec la perspective d’un nouvel allègement des restrictions sanitaires au Royaume-Uni favorisant la reprise du tourisme.

A la baisse, EDF (PA:) a perdu 1,65% après les déclarations de Bruno Le Maire, le ministre français de l’Economie, soulignant les difficultés des discussions avec la Commission européenne sur le projet de restructuration du groupe.

Dans l’actualité des fusions-acquisitions, le groupe britannique de supermarchés Morrisons a bondi de 11,55% après l’entrée d’Apollo Global dans la course pour son rachat, face à Fortress Investment et CD&R.

CHANGES

Le dollar peine à regagner le terrain perdu vendredi après les chiffres mitigés de l’emploi américain, qui ont remis en cause aux yeux d’une partie des cambistes le scénario d’un resserrement accéléré de la politique monétaire de la Réserve fédérale.

L’euro est pratiquement inchangé à 1,1863 dollar après être monté à 1,1880.

La livre sterling bénéficie de son côté de la confirmation attendue de la levée au 19 juillet des dernières mesures de restriction en vigueur en Angleterre.

TAUX

Les rendements de référence de la zone euro ont fini la journée en hausse, après la forte baisse subie la semaine dernière: celui du Bund allemand à dix ans, référence pour la zone euro, a repris un peu plus de deux points de base à -0,21% après une chute de huit points en une semaine, sa plus forte baisse hebdomadaire depuis décembre.

Ce rebond s’explique entre autres par le niveau toujours élevé des anticipations d’inflation: le taux “à cinq ans dans cinq ans”, baromètre des anticipations de marché, a atteint 1,606%, son plus haut niveau depuis le 19 mai.

PÉTROLE

Les cours du brut repartent à la hausse après l’annulation de la nouvelle réunion de l’Opep+ prévue ce lundi, signe que les tensions persistent après l’opposition des Emirats arabes unis au projet de remontée progressive de la production défendu par l’Arabie saoudite et la Russie.

Le gagne 0,79% à 76,77 dollars le baril et le (West Texas Intermediate, WTI) 0,81% à 75,77 dollars.

(Reportage Marc Angrand, édité par Jean-Michel Bélot)





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