Quelques semaines après avoir bouclé l’acquisition de la société biopharmaceutique américaine Acceleron, le groupe pharmaceutique Merck vient de solliciter le marché obligataire. But de l’opération: refinancer une partie du montant engagé pour l’opération d’achat.

Les investisseurs ne se sont pas fait prier, garnissant le carnet d’ordres à hauteur de 33 milliards de dollars, soit une demande plus de quatre fois supérieure à l’offre, selon Bloomberg. Au final, Merck place cinq nouvelles souches obligataires, dont les maturités varient entre 2027 et 2061, avec des coupons compris entre 1,7% et 2,90%. La coupure minimale est de 2.000 dollars.

Ces obligations cotent déjà sur le marché secondaire.

Pour ne citer qu’elle, l’obligation d’une maturité égale au 10 décembre 2031 et d’un coupon de 2,15% peut être achetée sur le marché secondaire à 100,37% du nominal. Autrement dit, l’investisseur bénéficie d’un rendement de 2,11% pour un rating “A+”, dans la catégorie “Investment grade”, chez Standard & Poor’s.

Chez Moody’s, le rating a été arrêté à “A1”, dans la catégorie “Investment grade” également. Le rating reflète la solide position concurrentielle de Merck à travers le monde, note l’agence qui retient également les marges élevées du groupe pharmaceutique et ses flux de trésorerie.

Keytruda, Januvia/Janumet, Gardasil…

Basé dans le New Jersey, la société pharmaceutique est surtout connue pour ses médicaments vedettes Keytruda (anticancéreux), Januvia/Janumet (antidiabétique) et Gardasil (vaccin contre le papillomavirus). Il est présent aussi sur le créneau de la santé animale. Autant de traitements qui lui ont permis de réaliser en 2020 un chiffre d’affaires de 48 milliards de dollars, sur base des dernières données annuelles disponibles.

Il a aussi dépensé l’année dernière 13,6 milliards de dollars dans la recherche et le développement, tout en réalisant des acquisitions, comme l’illustre le dossier Acceleron. Cette dernière, une société biopharmaceutique américaine, devrait permettre à Merck de renforcer son portefeuille dans les traitements contre les maladies cardiovasculaires, en apportant une science de pointe complémentaire et un candidat médicament “prometteur”, indiquait Merck à l’occasion de la présentation de ses derniers résultats trimestriels.

… et Molnupiravir

Enfin, Merck, dont la capitalisation boursière avoisine les 187 milliards de dollars à Wall Street, est aussi engagé dans la lutte contre le Covid-19, avec un médicament oral, le Molnupiravir. Cette molécule est pour l’instant seulement autorisée au Royaume-Uni. Une demande d’autorisation en urgence a été déposée aux États-Unis et au Canada.



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