Jugeant que l’opérateur historique des télécoms belges fait face à une pléthore de défis, comprenez par là, des vents contraires, Citi a abaissé son objectif de cours sur Proximus. En plus de cela, la banque d’affaires américaine conseille désormais à ceux qui détiennent l’action de la vendre. En voici les raisons.

Avec ce changement de recommandation, Citi s’ajoute à la cohorte d’analystes qui conseillent de vendre l’action du groupe détenu à hauteur de 53% par l’Etat belge. 

Majoritaires, ils sont désormais neuf à partager cet avis, tandis que huit conseillent de conserver la valeur en portefeuille et seulement quatre de l’acheter. En parallèle, l’objectif de cours médian pointe à 17,64 euros, soit peu ou prou le cours de clôture d’hier soir, qui affichait un repli de 3,60% en clôture.

Justifiant son objectif de cours ramené de 17,30 à 16,60 euros, Citi estime donc le dossier encombré par “une pléthore de défis”. Parmi les plus importants, les pressions inflationnistes sur les coûts, singulièrement sur les salaires, qui vont probablement impacter l’évolution du bénéfice opérationnel de l’opérateur sur son territoire domestique, attendu en baisse de 1,3% cette année. Et au passage, saper les économies d’efficacité qui pourront être réalisées.

La banque d’affaires pointe également une croissance sur le marché belge qualifiée d’insaisissable, avec l’arrivée potentielle d’un quatrième opérateur dans le mobile qui, de son avis, ne reste pas exclue. 

Citi évoque également les dépenses en investissement importantes, sur fond de l’arrivée de la 5G, de la la mise à niveau de la fibre optique ou encore de la “cloudification”, de même que chez Telesign, la filiale américaine du groupe belge spécialisée dans l’authentification qui va bientôt faire son entrée en bourse.

Partant, Citi s’étonne du bon comportement de l’action qui avait gagné plus de 8% depuis décembre, soit davantage que la moyenne du secteur. 

“L’action s’est bien comportée ces dernières semaines, surperformant un secteur qui bénéficie actuellement de thématiques favorables telles que la consolidation du secteur, la hausse des tarifs, des privatisations, etc”. Autant de thématiques dont Proximus ne bénéficie que de façon limitée, voire pas du tout, estime l’analyste.

Un rendement sur dividende proche des 7%

Enfin, Citi s’interroge quant à la pérennité du dividende, même si elle reconnait que la présence de l’Etat belge au sein du capital apporte de l’eau au moulin.

Les prévisions à ce titre font état d’un coupon de 1,20 euro pour les exercices 2021, 2022 et 2023, soit un rendement sur dividende de près de 7% sur base du dernier cours de clôture.

Attendue au rapport avec ses résultats annuels, la direction en dira plus à ce sujet le 18 février prochain.

A noter que Citi est le troisième courtier à mettre à jour ses vues sur Proximus en début d’année. Dernièrement, UBS a par exemple augmenté son target price sur l’action qu’elle voit atteindre les 19,50 euros.

A noter que Citi est le troisième courtier à mettre à jour ses vues sur Proximus en début d’année. A l’inverse de la banque américaine, UBS a par exemple augmenté son target price sur l’action qu’elle voit atteindre les 19,50 euros.

En substance, le courtier suisse estime que l’IPO de TeleSign va débloquer de la valeur qui est actuellement invisible dans le cours, tandis que l’acquisition de VOO par Orange Belgique pourrait découler sur une amélioration de la structure du marché. L’opération réduit au passage l’arrivée d’un quatrième acteur sur le marché de la téléphonie mobile.

Pourquoi Citi conseille de larguer ses actions Proximus

Nos sources

Club Trader School

Inscrivez-vous pour recevoir les derniers conseils et stratégies de Trading, ainsi que des cadeaux exclusifs !

Nous promettons de ne jamais vous envoyer de messages indésirables ! Jetez un œil à notre Politique de confidentialité pour plus d’informations.

A lire également