Alors que les bruits de bottes résonnent à la frontière russo-ukrainienne, le n’est finalement que peu impacté par les tensions d’ordre géopolitique. La devise affiche en effet un repli inférieur à 2% face à l’euro depuis le début d’année.

En cas d’escalade militaire, comprenez par là, une invasion russe de l’Ukraine, les initiés tablent pourtant sur un repli à deux chiffres du rouble face aux devises fortes. Une attaque du Kremlin serait ainsi suivie par une salve de sanctions économiques occidentales, qui pourraient voir le rouble cesser d’être échangé contre un panier de devises.

Si pour l’heure, on ne voit pas ce qui pourrait débloquer la situation sur le front diplomatique, on se souvient que la devise avait chuté de 45% suite à l’invasion par les forces russes de la Crimée en 2014. La Banque de Russie (BCR) était alors venue au secours de sa monnaie en relevant jusqu’à 17% ses taux directeurs, avec un succès relatif.

A la différence de 2014 toutefois, le rouble peut compter aujourd’hui sur la vitalité des hydrocarbures dont regorge le sol russe, lesquels sont exportés massivement et qui profitent de chaque tension pour se rapprocher un peu plus des 100 dollars le baril.

Ces derniers mois, la devise a également été soutenue par des resserrements monétaires alors que le pays n’échappe pas aux pressions inflationnistes mondiales. Vendredi et pour la huitième fois en l’espace d’un an, la Banque centrale de Russie a ainsi relevé son taux directeur pour le porter à 9,5%, laissant la porte ouverte à une nouvelle hausse.

L’envolée des prix, qui menace l’économie, renforce au passage un taux de pauvreté qui dépasse les 13%. Un taux assurément interloquant en regard des indicateurs exceptionnels qu’affiche le pays.

Les finances publiques disposent en effet des marge de manœuvre considérable, sur fond d’un budget qui devrait avoir renoué avec l’équilibre l’année passée (après un déficit de 3,8% du PIB en 2020) et une dette limitée à 17,5% du PIB.

Au dernier pointage fin décembre, les réserves de change et le Fonds souverain atteignaient par ailleurs respectivement 622,5 et 185,2 milliards de dollars, soit plus de deux ans de budget.

Miser sur une désescalade des tensions?

Pour l’investisseur qui souhaiterait diversifier son épargne dans du rouble en pariant sur une désescalade des tensions, vous trouverez plusieurs possibilités d’investissement dans notre sélection.

Entre autres, l’obligation que s’engage à rembourser en 2026 la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (“AAA” chez Standard & Poor’s). Sous le pair (cours indicatif de 85% du nominal), elle permet de tabler sur un rendement annuel de 9%.

Pour surfer sur le bon comportement des hydrocarbures, nous avons également épinglé l’obligation Gazprom PJSC par coupures de 100.00 euros. Notée “BBB-” chez Standard & Poor’s, l’obligation émise par le géant du et du gaz se traite elle aussi à un cours bien inférieur au pair de 91% du nominal, de quoi tabler sur un rendement annuel de 3,45%.

Bon à savoir, ces deux obligations ne comportent qu’un nombre de jours d’intérêts courus limité.

Nos sources

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