© Reuters. Le président du conseil d’administration de Toshiba a rejeté lundi les appels à la démission, déclarant qu’il voulait contribuer à redresser le conglomérat japonais en crise et qu’il ferait appel à de nouveaux administrateurs. /Photo d’archives/RE

par Makiko Yamazaki

TOKYO (Reuters) – Le président du conseil d’administration de Toshiba (T 🙂 a rejeté lundi les appels à la démission, déclarant qu’il voulait contribuer à redresser le conglomérat japonais en crise et qu’il ferait appel à de nouveaux administrateurs.

Une enquête indépendante a révélé la semaine dernière que la direction de Toshiba avait oeuvré en accord avec le ministère japonais du commerce afin d’empêcher des investisseurs étrangers d’exercer une influence au sein du conseil d’administration.

Réagissant à cette enquête, le géant japonais de la technologie a déclaré au cours du week-end qu’il ne proposerait plus la reconduction de deux administrateurs et que deux autres démissionneraient.

Ces mesures n’ont pas suffi à la firme de conseils aux actionnaires Institutional Shareholder Services (ISS), qui a réaffirmé lundi que le président du conseil d’administration, Osamu Nagayama, devait démissionner – un appel repris par d’autres investisseurs.

Lors d’une conférence de presse, Osamu Nagayama s’est excusé et a déclaré qu’il y avait eu des manquements en matière de gouvernance, mais qu’il souhaitait rester et aider à améliorer l’organisation de Toshiba.

Selon le rapport des enquêteurs, Junji Ota et Takashi Yamauchi, deux administrateurs dont les candidatures ont été retirées, auraient contacté le ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie (METI) pour empêcher certains actionnaires étrangers d’exercer leurs droits de proposer des résolutions et de voter.

Le ministre japonais du Commerce a nié vendredi toute tentative de faire pression sur les actionnaires étrangers de Toshiba.

L’enquête commandée par les actionnaires et publiée jeudi a marqué un tournant dans une longue bataille entre la direction de l’entreprise et les actionnaires étrangers.

En avril dernier, le PDG de Toshiba, Nobuaki Kurumatani, a démissionné de ses fonctions, sur fond de controverse autour d’une offre de rachat de 20 milliards de dollars formulée par la société de capital-investissement CVC Capital Partners.

Osamu Nagayama a déclaré que la société n’avait pas reçu d’offres de fonds de capital-investissement depuis CVC, mais qu’un comité d’examen stratégique étudiait diverses options, dont celle d’un retrait de Toshiba de la cote.

Il a ajouté qu’il souhaitait inclure deux des administrateurs étrangers de la société dans ce comité de quatre ou cinq membres. Toshiba compte actuellement quatre administrateurs étrangers parmi les 11 membres de son conseil d’administration.

(Version française Kate Entringer, éditée par Jean-Michel Bélot)

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