© Reuters. La police et des manifestants se sont affrontés dimanche dans plusieurs villes tunisiennes alors que des opposants exigeant la démission du gouvernement attaquaient les bureaux du parti islamiste modéré, Ennahda, première organisation politique au Pa

par Tarek Amara

TUNIS (Reuters) – La police et des manifestants se sont affrontés dimanche dans plusieurs villes tunisiennes alors que des opposants exigeant la démission du gouvernement attaquaient les bureaux du parti islamiste modéré, Ennahda, première organisation politique au Parlement.

Selon des témoins, des manifestants ont tenté de prendre d’assaut voire occupé les bureaux d’Ennahda à Monastir, Sfax, El Kef et Sousse, tandis qu’à Touzeur ils ont incendié le siège local du parti.

Des affrontements ont éclaté alors que des centaines de manifestants s’étaient rassemblés dans chacune des principales villes tunisiennes, dans un contexte de pic de cas de COVID-19 qui aggrave les troubles économiques du pays et met en lumière les défaillances de la classe politique.

Les manifestations, les plus importantes en Tunisie depuis des mois, ont été déclenchées par des militants sur les réseaux sociaux. Aucun parti politique ne les a publiquement soutenues.

À Tunis, la police a utilisé du gaz poivre contre des manifestants qui lançaient des pierres et criaient des slogans exigeant la démission du Premier ministre, Hichem Mechichi, et la dissolution du Parlement. D’autres manifestations d’ampleur ont eu lieu à Gafsa, Sidi Bouzid et Nabeul.

Ces troubles mettent un peu plus la pression sur un gouvernement fragile, empêtré dans une lutte politique avec le président Kaïs Saïed, alors que l’exécutif tente d’éviter une crise budgétaire.

La pandémie de COVID-19 a plombé une économie tunisienne déjà en difficulté au lendemain de la révolution de 2011, qui a abouti au renversement de Zine el-Abidine Ben Ali.

La semaine dernière, Hichem Mechichi a en outre limogé le ministre de la Santé après des scènes de chaos dans des centres de vaccination, où des foules se sont rendues alors que l’approvisionnement en vaccins du pays est insuffisant.

Après un an de tensions avec Hichem Mechichi et le dirigeant d’Ennahda, Rached Ghannouchi, qui préside aussi le Parlement, le chef de l’Etat Kaïs Saïed a en outre décidé que l’armée prendrait en charge la gestion de la pandémie.

Certains analystes ont vu cette décision comme une tentative d’étendre ses pouvoirs au-delà de l’étranger et du domaine militaire, assignés au président dans la constitution de 2014.

Ennahda, interdit avant la révolution, a pour sa part régulièrement obtenu des succès électoraux depuis lors et participé aux coalitions gouvernementales successives, soutenant par ailleurs Hichem Mechichi dans ses différends avec le président.

(Version française Benjamin Mallet)

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