En marge de la remontée des taux en euro, nombreuses sont les obligations à avoir vu leur prix reculer sur le marché secondaire. Parmi d’autres, l’obligation que le conglomérat allemand ThyssenKrupp (DE:) s’engage à rembourser dans trois ans.

L’obligation remboursable en 2025 par cet émetteur assidu du marché de la dette a ainsi vu son cours se replier de cinq points à un cours indicatif de 99,90% du nominal, portant son rendement annuel à l’échéance à 2,50%

Là où le Bund allemand de maturité similaire affiche un rendement négatif de -0,25%, les investisseurs exigent donc une prime de 275 points de base pour se positionner à l’achat sur l’émission.

Une prime qui s’explique au regard du rating “BB-” accordé à l’émission par Standard & Poor’s, corollaire d’un endettement élevé, mais aussi par les standards de crédit du secteur cyclique dans lequel évolue le sidérurgiuste.

Coupon payé

Au-delà d’un cours redevenu attractif, le coupon de l’obligation sous revue a été payé il y a quelques jours, de quoi s’épargner les intérêts courus à débourser.

Pour mémoire, les investisseurs (personnes physiques) résidents belges ont tout intérêt à chercher des obligations pour lesquelles le nombre de jours d’intérêts courus est limité.

Pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter notre article traitant de cette thématique.

Un géant de la sidérugie

ThyssenKrupp, c’est ce conglomérat au chiffre d’affaires annuel de 30 milliards d’euros, dont les activités s’étendent de l’acier aux sous-marins en passant par les matériaux de construction et l’ingénierie.

Le géant allemand, qui a vu ses activités industrielles se redresser l’année passée après le choc de la pandémie, a confirmé sa reprise au dernier trimestre, période bouclée sur un bénéfice d’exploitation quasiment quintuplé sur un an à 378 millions d’euros.

Alors que les prises de commandes ont bondi de 33% à 10,4 milliards, le groupe dit viser pour l’ensemble de l’exercice en cours sur un bénéfice opérationnel compris entre 1,5 et 1,8 milliard d’euros, et sur un bénéfice net d’au moins un milliard d’euros.

En arrière-plan, les fruits de la lourde restructuration menée depuis deux ans et le bon comportement de ses deux principales divisions, à savoir l’acier et le commerce de matériaux, qui ont bénéficié de l’envolée des prix.

Après des années de crise, la filière de l’acier connaît en effet une reprise vigoureuse, en raison d’une forte demande liée à la reprise économique, et singulièrement par le dynamisme du marché chinois qui dope les commandes de l’industrie allemande exportatrice.

Empêtré dans de grandes difficultés financières il y a deux ans, on se souvient que le management à penser à céder cette division. Il avait été approché par le britannique Liberty Steel, filliale du conglomérat britannique GFG, qui a fait une offre de rachat en octobre 2020.

Une offre finalement refusée par le management. Pour relancer son activité et accélérer sa transformation, le sidérurgiste compte sur le développement de l’acier propre, fait avec de l’hydrogène issue d’énergies renouvelables. Il vient d’annoncer à ce titre des investissements importants sur ses sites de Bochum et de Duisburg.

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